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24/04/2019 n 08:19
DESARMEMENTn Article n°40.1 n 07:00 n 22/12/15 n Editeur : csv
22 décembre 2015
Le monument des fraternisations inauguré à
Neuville-Saint-Vast


En cette fin d'année marqué pas des attentats, par l'Etat d'urgence, voire "de guerre" et une nouvelle montée du Front National, c'est une bonne nouvelle qu'ait pu être inauguré le 10 décembre 2015, qui plus est en présence des plus hautes autorités, le monument de fraternisations dont avait rêvé Louis Barthas, évoqué l'an passé à Rodez dans une conférence de Rémy Cazals.

Un article de Christian Defrance publié par Echos 62 (photos de Jérôme Pouille)
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"Au cours de l’hiver 1992, le réalisateur Christian Carion – originaire du Pas-de-Calais – découvre les épisodes de fraternisations qui se sont déroulés entre soldats français, anglais et allemands, au cours du Noël 1914 et décembre 1915. Bouleversé, il rêve de porter à l’écran ces « moments de grâce spontanés » de la Grande Guerre, longtemps occultés : « Il ne fallait pas que ça se sache ». Son rêve devient en 2005 un film aux deux millions d’entrées, « Joyeux Noël ».

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Christian Carion a également pris connaissance des Carnets de guerre du caporal Louis Barthas, tonnelier de l’Aude qui partageait les idées de Jaurès. Au lendemain d’une fraternisation, le 10 décembre 1915, du côté de Neuville-Saint-Vaast, Louis Barthas écrit : « Qui sait ! Peut-être un jour, sur ce coin de l’Artois, on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité entre les hommes qui avaient l’horreur de la guerre et qu’on obligeait à s’entretuer malgré leur volonté… » Christian Carion et son ami producteur Christophe Rossignon créent l’association Noël 14 pour édifier ce monument. Ils sont alors soutenus notamment par Jean-Paul Delevoye, Daniel Percheron. Mais il a fallu attendre dix ans pour que le vœu de Louis Barthas fût exaucé.

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Tope là !
C’est après avoir lu un « appel » de Christian Carion publié dans le journal Le Monde le 11 novembre 2013 que Philippe Rapeneau (ci-dessus tenant le micro, entre Daniel Percheron et Georges Barthas), président de la Communauté urbaine d’Arras, bouleversé, décide de contacter le cinéaste et de lancer la construction du monument des Fraternisations ; la Communauté urbaine d’Arras devenant maître d’ouvrage d’un projet de 700 000 €, financé à 50 % par le conseil régional. Et le 11 novembre 2014, lors de l’inauguration de l’Anneau de la Mémoire à Lorette, Philippe Rapeneau parle de ce projet au président de la République qui lui répond : « Il faut le faire. Je viendrai l’inaugurer. Tope là ! »

En février 2015, la réalisation du monument est confiée à Gérard Collin-Thiebaut et à l’atelier de paysage Sensomoto. La France vit une année noire marquée par d’odieux attentats… Dans ce « contexte très particulier », personne ne pensait que François Hollande allait pouvoir tenir sa promesse. Il l’a tenue. Ce jeudi 17 décembre 2015, à 11 heures, le président de la République a inauguré le monument des Fraternisations : une longue allée évoquant une tranchée, six silhouettes en verre teinté, un belvédère. « C’est une journée spéciale, un signe fort, a répété Christian Carion. La France accueille officiellement au sein de sa mémoire collective le souvenir des fraternisations ». Une inauguration simple et émouvante, François Hollande donnant la main à deux écoliers de Neuville-Saint-Vaast, avant de serrer la main (en compagnie de la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio) à tous les porte-drapeaux présents. La main que l’on tend en signe de fraternité. Cette fraternité que le maire de Neuville-Saint-Vaast, Jean-Pierre Puchois, a mise en exergue à l’heure des discours devant un parterre de personnalités parmi lesquelles Gérard Larcher, président du Sénat, les ministres Kanner et Todeschini, Daniel Percheron président de la région Nord – Pas-de-Calais, Xavier Bertrand futur président de la nouvelle région Nord – Pas-de-Calais – Picardie, Michel Dagbert président du conseil départemental du Pas-de-Calais, des députés et des sénateurs… Sans oublier le petit-fils de Louis Barthas, Georges Barthas (85 ans) venu avec son épouse. Sans oublier les délégations anglaise, allemande et tchèque. Sans oublier les donateurs privés qui ont contribué au bouclage financier du projet.

Solidarité et concorde

... Pour François Hollande, le monument des Fraternisations est « unique en son genre, une belle et exceptionnelle aventure ». Aventure née entre les pages des Carnets de Louis Barthas, « homme simple, républicain sincère » qui a raconté ce 10 décembre 1915. « Ce n’est pas un haut fait, ni une grande date, simplement un instant d’humanité dans la mémoire d’un homme, aujourd’hui universelle »...

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Lire la suit sur Echos62


Edité par csv, le 22/12/15 à 07:57

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