Conflits Sans Violence

Refuser la violence, dénouer le conflit

Mouvement pour une Alternative Non-violente - RODEZ
26/04/2019 n 00:10
INTERNATIONALn Article n°12.1 n 14/10/08 n 12:40 n Editeur : csv
François de Ravignan à Marcillac : le monde peut-il se
nourrir ?


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François de Ravignan était samedi 11 octobre à Marcillac, invité par l'association "Le chêne et le manguier" pour répondre à la question : le monde peut-il se nourrir ?

François de Ravignan n'y va pas par quatre chemins :

"la faim, c'est d'abord un problème de REPARTITION".

Si l'on ne s'intéresse pas qu'aux situations de famines exceptionnelles mais aussi aux situations de disette, c'est à dire de faim permanente, manque de nourriture disponible, malnutrition constante, la faim concerne selon la F.A.O. 850 Millions de personnes. Ce nombre a augmenté de 100 millions en un an.

Nous avons entendu parler depuis un an en effet des "émeutes de la faim" dans de très nombreux pays, liées notamment à une hausse brutale du prix de l'alimentation, jusqu'à 90% dans certains pays.

Certes l'augmentation fantastique de la population mondiale, passée de 1.5 milliards d'hommes en 1900 à 6 milliards en 2006, avec desprojections allant vers 9 milliards en 2050 sont un défi fantastique mais nous devons pouvoir le relever.

Pourquoi les gens ont-ils faim ?

Les gens ont essentiellement faim :
- parce qu'on les expulse de leurs terres,

- parce qu'on les exclut du travail car en bien des régions, il ne se créent que très peu d'emplois industriels en contrepartie,

- parce que nous innondons leurs marchés de nos produits bradés.

Ceci, alors même que la population agricole et rurale dans le monde continue numériquement à augmenter : elle représenter 50% des habitants du globe. Le modèle de développement occidental ne peut être imité ailleurs.

Que faire ?

- lutter contre les idées fausses telles que "le nord doit nourrir le sud" ou qu'"il faut les aider à se nourrir" ou encore qu'"il faut faire baisser la population agricole" car si l'on n'a pas d'autres travail à proposer aux gens, il vaut mieux qu'ils restent à la terre.

Le probléme de la faim n'existe pas, le problème, c'est l'exclusion (qui entraîne la faim).

Qe n'est pas ce qu'on appelle développement qui permet de lutter contre la faim ; parfois même, il la crée !

- s'informer : se documenter, pae exemple avec Ritimo sur un sujet qui intéresse peu les médias : c'est un défi grave pour le XXIème siècle et dont on ne parle pas.

- militer : dans des réseaux tels que peuples solidaires ou Agir ici qui luttent par exemple contre les exactions que subissent les paysans qui résitent aux situations d'oppression et d'expulsion et dont la vie est menacée. Ou encore en développant localement la consommation à base d'aliment produits au plus près de chez nous.

La crise actuelle est une occasion de démystifier le modèle occidental inutile et sans avenir mais qui a encore une puissante attractivité auprès des peuples du sud.

On apprend partout aux "élites" que le protectionnisme est catastrophique alors que c'est indispensable : il faut protéger le marché africain pour qu'il se développe !
Edité par csv, le 15/10/08 à 07:53

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