Conflits Sans Violence

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Mouvement pour une Alternative Non-violente - RODEZ
18/04/2019 n 19:05
INTERNATIONALn Article n°14.1 n 08:38 n 27/10/08 n Editeur : csv
Hu jia, prix Sakharov 2008 : un militant non-violent
fait trembler le gouvernement chinois

27 octobre 2008

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Le Parlement européen a attribué aujourd'hui à Strasbourg le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit au militant politique chinois Hu Jia. La cérémonie de remise du prix aura lieu à Strasbourg le 17 décembre 2008.

"M. Hu Jia est un militant éminent de la cause des droits de l'homme et un dissident au sein de la République populaire de Chine. Il s'est consacré à de nombreuses causes, telles que les problèmes environnementaux, les malades du sida ou l'appel à une enquête officielle sur le massacre de la place Tiananmen de 1989. Il a également été coordinateur du mouvement des "avocats aux pieds nus".

"En décernant le Prix Sakharov à Hu Jia, le Parlement européen reconnaît de manière ferme et résolue le combat quotidien pour la liberté de tous les défenseurs chinois des droits de l'homme" a déclaré M. Pöttering.


Portrait de Hu Jia


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"Adolescent, Hu Jia a assisté aux manifestations pour la démocratie de Tiananmen, réprimée dans le sang dans la nuit du 3 au 4 juin 1989. Face aux violences, a-t-il expliqué dans des interviews, il est devenu bouddhiste, prônant la non-violence et affichant son admiration pour le dalaï-lama, une figure honnie par le régime de Pékin.

Il s'est engagé au milieu des années 90 pour la défense de l'environnement, contre la désertification et pour la défense d'espèces en danger comme les antilopes tibétaines.
Il a également travaillé pour les victimes du virus du sida, en particulier les paysans du Henan (centre) infectés après avoir vendu leur sang, ce qui lui vaut une première arrestation par la police de cette province en 2002.

Après avoir été assigné à résidence, Hu Jia a été arrêté avant les Jeux olympiques de Pékin en août et condamné à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion pour ses propos publiés sur Internet et ses entretiens accordés à la presse étrangère.

"C'est un bouddhiste qui ne tuerait pas une fourmi, un végétarien qui aime protéger l'environnement et tient à la vie, un altruiste qui s'engage pour rendre la justice aux gens simples. Il n'est pas nuisible pour la société, au contraire il apporte sa contribution de façon noble", a écrit de lui sa femme.

Avec ses lunettes et sa maigreur, accentuée dernièrement par une cirrhose du foie, Hu Jia est un jeune homme dont se dégage une certaine fragilité, mais qui a montré la fermeté de ses engagements face au régime communiste.

A partir du milieu des années 90, son combat passe par un engagement dans des ONG, d'abord pour la défense de l'environnement, contre la désertification et pour la défense d'espèces en danger comme les antilopes tibétaines.
Puis, il travaille pour les victimes du virus du sida, en particulier les paysans du Henan (centre) infectés après avoir vendu leur sang, ce qui lui vaut une première arrestation par la police de cette province en 2002.

Dans son engagement - au côté de sa femme Zeng Jinyan, qu'il rencontre alors qu'elle était bénévole à la Croix Rouge - il utilise les nouvelles technologies, comme l'internet et le téléphone portable, ne cessant de tenir informés les journalistes étrangers de la situation des autres dissidents.

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"La Chine a toujours été une dictature", avait expliqué Hu Jia dans une interview accordée à l'AFP en 2007.

"Maintenant, il existe une possibilité d'apporter la démocratie à ce pays pour la première fois en 5.000 ans d'histoire. C'est pourquoi je me sens privilégié de vivre cette époque et cela explique ce que je fais".

Depuis avril 2004, Hu Jia a été privé de liberté de différentes manières, d'abord en étant placé en résidence surveillée dans son appartement dans une résidence de l'est de Pékin au nom ironique de "Bobo Cité liberté".

Il a été arrêté avant les jeux Olympiques de Pékin en août, puis, au terme d'une journée de procès en avril, condamné à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion pour ses propos publiés sur internet et ses entretiens accordés à la presse étrangère.
Incarcéré à Tianjin, à deux heures de route au sud-est de Pékin, il continue son combat auprès des autres prisonniers, selon son épouse.

"Il ne laissera pas tomber la question des droits de l'Homme, ce qui complique les choses pour les responsables et les employés de la prison", a affirmé récemment Zeng sur son blog.

En novembre 2007, Zeng Jinyan a donné naissance à leur fille, Qianci. "De fait la plus jeune prisonnière politique du monde", selon l'association Reporters sans frontières (RSF)".

Source : Nouvel Observateur




Edité par csv, le 03/11/08 à 20:57

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