Conflits Sans Violence

Refuser la violence, dénouer le conflit

Mouvement pour une Alternative Non-violente - RODEZ
19/01/2019 n 20:16
SOCIALn Article n°202.1 n 07:55 n 07/07/14 n Editeur : csv
7 juillet 2014
Victimes de violence : quelle prise en charge ?


"Tout comme une fracture doit être soignée, les troubles psychotraumatiques devraient l’être aussi".


Le Numéro 335 de la revue Non-Violence Actualité s'intéresse aux conséquences psychologiques de la violence. Comment les victimes de la violence sont-elles prises en charge, tant par les pouvoirs publics que par l'environnement social ?

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Edito :

"Les effets les plus visibles de la violence sont souvent repris par les médias pour faire la une ou pour alimenter la rubrique faits divers. Les coups marquent et les mots brisent. Les connaissances actuelles sont suffisantes pour comprendre aujourd’hui les conséquences sur l’individu. Ces répercussions sont importantes, tant sur la vie des victimes, des auteurs et de leur entourage. Cependant, au-delà de la récupération médiatique ou politique de ces faits, il n’y a pas de réelle volonté d’agir pour enrayer ce phénomène ni même d’en saisir pleinement la nature. Il ne reste plus qu’aux victimes l’hypothèse de rebondir à la suite du traumatisme…

Le recueil de données concernant les violences subies présente des écarts significatifs. Suivant les sources, les chiffres vont du simple au double ou beaucoup plus, par exemple, le nombre de décès d’enfants suite à des violences oscille entre 25 et 800… Comment l’expliquer ? L’analyse statistique repose sur des données observables et quantifiables. Or, il semble que des œillères empêchent de reconnaitre la réalité de la violence. Pour illustrer cette idée, un député de la République, se prononçant sur l’introduction d’un amendement pour interdire les châtiments corporels dans la loi « famille », proclamait que la fessée « n’était pas une violence ».

La situation interpelle pourtant par son ampleur : des millions de Français-es ont fait, font ou feront l’expérience d’une exposition directe à la violence, qu’elle soit physique ou psychologique. L’État reconnait cette atteinte, mais l’environnement social la perçoit-il ? Même si un ensemble de lois existent pour que les victimes obtiennent un dédommagement, soient protégées et que les auteurs soient sanctionnés, le manque d’informations, la pression exercée par l’entourage, et le manque de formation des professionnels empêchent le fonctionnement normal de ces dispositions et une prise en charge adéquate des victimes.

Face à l’inaction des pouvoirs publics et aux tabous sociaux, la violence devient un frein pour la nation : économique (dépenses de santé, pertes de productivité, etc. pèseraient entre 1 et 4 % du PIB) et humain (morts directes et indirectes, souffrances). L’enjeu de la prise en charge des victimes de violence est déterminant. Il s’agit à la fois d’une question de santé publique — considérer, reconnaitre et soigner les souffrances qui ont été imposées, subies et protéger de futures victimes — et d’une question de démocratie en marquant le refus de toutes violences et de leur reproduction comme étant la norme dans les relations entre les personnes."

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Edité par csv, le 07/07/14 à 08:08

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