Conflits Sans Violence

Refuser la violence, dénouer le conflit

Mouvement pour une Alternative Non-violente - RODEZ
24/03/2019 n 12:55
SOCIALn Article n°47.1 n 06:28 n 19/02/10 n Editeur : csv
19 février 2010
Camp d'internement du Mesnil-Amelot - non à
l'industrialisation de la rétention



Le MAN national est signataire de la pétition contre l'ouverture du Centre de rétention du Mesnil-Amelot 2, dont vous trouverez l'appel ci-dessous :

-
le CRA de Mesnil-Amelot 1


"Non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame. La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée.


L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention.

D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile. Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008).

Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide. Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers".

Signer la pétition


A Rodez, le prochain cercle de silence, pour dénoncer la politique du chiffre en matière d'explulsion des étrangers, aura lieu la mardi 23 février 2010 à 18h devant la préfecture.


le coût des expulsions : un demi-milliards d'euros par an !


Sur le même site, vous trouverez de nombreux éléments d'information sur ce qu'on peut désormais appeller la politique d'industrialisation de la rétention :

Dans son rapport à la commission des finances du Sénat, le sénateur Bernard-Reymond, s'appuyant notamment sur des travaux de la cour des comptes, a estimé la somme consacrée chaque année aux expulsions s'établit à 533 millions d'euros ! [certains coûts administratifs n'ont pas été pris en compte]

"Ainsi c'est plus d'un demi-milliard d'euros qui est affecté à cette politique chaque année. En les comparant au nombre de reconduites forcées réalisées chaque année (20 000 en 2008), on constate que chaque expulsion coûte près de 27 000 euros.

Les sommes considérables engagées aujourd'hui par les pouvoirs publics sont un indice des moyens démesurés et disproportionnés employés pour atteindre les quotas d'expulsion fixés chaque année. Coûteuse et à bien des égards inefficace, l’application de la politique du chiffre entraîne nécessairement une réduction des droits des étrangers et des atteintes graves aux droits fondamentaux de la personne humaine.

L’allongement de la durée de rétention, l’augmentation du nombre comme de la taille des centres de rétention, la systématisation de l’enfermement, l’importance des moyens consacrés à la politique du chiffre, révèlent la construction d’une machine administrative à expulser.

En France comme ailleurs en Europe, c’est une logique de mise à l’écart qui est à l’œuvre, une logique qui fait de l’enfermement un mode de gestion des populations migrantes.Très loin des valeurs fondatrices de l’Union européenne, à l’heure de la mondialisation, nous assistons au retour de l’internement administratif de ceux que l’on appelait, à une autre époque, les indésirables." source

Edité par csv, le 19/02/10 à 07:02

Commenter l'article 47 g 0 commentaire(s)
ESPACE REDACTION
Identifiant : Mot de passe:
RECHERCHE
Dans la rubrique >
Sur tout le site >


Rejoignez le MAN Aveyron sur les réseaux sociaux

-

Page Facebook du MAN Aveyron








cercle de silence

-

dernier mardi du mois
cercle de silence

Rodez
Préfecture
18 h








Se former à la régulation non-violente des conflits, c'est possible :

-

Télécharger la plaquette de présentation des IFMAN



-

Ce site a été développé et est hébergé par l'association ""Naucelle Web Site"

Google


conflitssansviolence.fr
www
1449 articles
sont en ligne
sur le site
COURRIER n © Conflits Sans Violence 138228

Système Interactif Rédactionnel et Editorial * SIRE v2 Evo * © Hubert Plisson 2004-2007 *  Naucelle Web Site