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SOCIALn Article n°20.1 n 09/04/09 n 11:58 n Editeur : csv
Police, prison : des faits inquiétants

10 avril 2009

L'actualité récente nous rapporte en quelques jours plusieurs faits inquiétants sur les dysfonctionnements de la police et de la violence, deux institutions censées travailler à faire diminuer la violence...

Un rapport d'Amnesty International : des policiers au dessus des lois


- Le nouveau rapport d’Amnesty International revient sur les causes de l’impunité dont bénéficie de fait les forces de l’ordre en France, à travers l’étude d’un certains nombre de cas et l’analyse des systèmes d’enquête et de contrôle français existants.

Le texte met en exergue plusieurs facteurs qui favorisent ce climat d’impunité : les lacunes ou les faiblesses de la législation ; l’incapacité ou le manque d’empressement de la police, du ministère public et des tribunaux dès qu’il s’agit de mener des enquêtes exhaustives sur des violations des droits humains impliquant des agents de la force publique et de poursuivre les auteurs présumés ; et enfin, le problème des peines, sans commune mesure avec la gravité de l’infraction commise.

La plupart des affaires évoquées dans ce rapport concernent des plaintes pour mauvais traitements déposées à la suite d’interpellations ayant dégénéré et ont abouti, d’un côté à des plaintes pour mauvais traitements contre des policiers, et de l’autre, à des accusations d’outrage et de rébellion formulées par les policiers contre les plaignants. On constate au fil des affaires que les allégations de violences policières aboutissent souvent à des classements sans suite alors même que les plaintes pour outrage et rébellion donnent lieu à des condamnations en correctionnel.

Amnesty International admet que la tâche des responsables de l’application des lois est difficile et dangereuse et les expose à des risques importants. Il n’en demeure pas moins que des erreurs et des manquements à la déontologie existent et qu'ils doivent faire l’objet d’investigations impartiales et exhaustives.

Voir le rapport sur le site d'Amnesty International



Le Contrôleur des prisons juge la situation "mauvaise"


- Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a estimé mercredi que la situation "mauvaise" et "grave" en matière de respect des droits fondamentaux des personnes captives, lors de la présentation à Paris de son premier rapport annuel.

Jean-Marie Delarue, nommé le 11 juin 2008 pour exercer un contrôle indépendant sur quelque 5.800 lieux d'enfermement (prisons, locaux de garde à vue, dépôts...), a déploré "un déséquilibre entre les besoins de sécurité et les droits des personnes" détenues.

"De ce déséquilibre naissent des tensions, des souffrances, des rapports de force et de la violence", a ajouté le Contrôleur dont les services ont effectué 52 visites entre juillet et décembre 2008. Ont été visités 16 établissements pénitentiaires, 14 locaux de garde à vue, 11 centres de rétention pour étrangers, cinq hôpitaux psychiatriques, quatre locaux de douanes et deux dépôts de palais de justice.

Respect de l'intimité, accès aux soins, activités proposées, accueil des proches : M. Delarue a fait état également de "très grosses différences d'un établissement à l'autre".

C'est ainsi que toute personne arrivant en garde à vue (578.000 en 2008) se voit retirer ses lunettes et, dans le cas des femmes, son soutien-gorge. "Il faut mettre fin à ça, ce n'est pas digne de la France de 2009", a dénoncé le Contrôleur.

Toujours en garde à vue, les médicaments sont confisqués jusqu'à l'arrivée d'un médecin. Quand ce dernier en prescrit, les fonctionnaires de police ou de gendarmerie "n'ont pas de quoi les payer". Ces dépenses étaient financées par les frais de justice mais "c'est fini".

Toujours au nom de la sécurité, comparée à "un ogre jamais rassasié (qui) mange trop de droits de la personne", "on vous retire tout instrument pour écrire" à l'entrée en centre de rétention administrative mais "quand on arrive en prison, on vous remet de quoi écrire", s'étonne Jean-Marie Delarue.

...En prison, le surpeuplement (62.700 détenus pour 52.535 places au 1er mars) pèse sur la violence y compris contre soi avec dix fois plus de tentatives (1.200 par an) de suicides, "des automutilations qui ne sont pas décomptées" ou sur l'accès au travail "très chichement mesuré".

"Nous sommes dans une situation qui est mauvaise, grave", a-t-il dit en attendant "des réponses" du gouvernement. "On est têtu. S'il ne le fait pas, on le redira", a conclu Jean-Marie Delarue.

Source : AFP - 8 avril 2009



Augmentation des suicides en prison


- Selon les données recueillies par l'OIP, 38 suicides ont été dénombrés depuis le 1er janvier 2009 dans les prisons françaises. Sur la base d’une équirépartition, ce chiffre correspondrait à un nombre annuel d’environ 151 suicides en 2009, qui signifierait une hausse de 31 % par rapport à ’année 2008. Pour rappel, l’année 2008 s’était terminée avec une augmentation de 20 % des suicides (115) par rapport à l’année 2007 (96), le taux de suicidité passant d’une année sur l’autre de 15,2 suicides à 17,2 pour 10 000 détenus. Parmi les 38 suicides recensés, 8 sont survenus au quartier disciplinaire, soit une proportion de 21 %. Pour rappel, au terme de l’année 2008, 13 des 15 suicides dénombrés avaient eu lieu en cellule disciplinaire, soit une proportion de 11%.

Pour ce qui est de la période comprise entre le 1er janvier et le 31 mars 2009, 36 suicides ont été dénombrés dans les prisons françaises. Ce nombre révèle une augmentation de 71 % entre le premier trimestre 2008 (21 suicides) et le premier trimestre 2009 (36).

Source : Observatoire International des Prisons - 2 avril 2009 (dessin de Plantu pour l'O.I.P.



9 suicides de gardiens de prisons en 3 mois


-
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un surveillant de prison de 34 ans s’est suicidé avec son arme de service à la maison d’arrêt de Luynes, près d'Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, selon LCI.

Le suicide a eu lieu sur le lieu de travail du surveillant, au mirador, précise La Provence.

Depuis le début de l’année, c’est le neuvième suicide d’un membre de l’administration pénitentiaire.

Dimanche dernier, c'est un surveillant de la maison d'arrêt de Fresnes dans le Val-de-Marne qui s'est suicidé dans les mêmes conditions.

Source : le post
Edité par csv, le 10/04/09 à 08:01

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